Lettre au Recteur de l’académie de Versailles sur l’épisode caniculaire de juin

Lettre au Recteur de l’académie de Versailles sur l’épisode caniculaire de juin

À Argenteuil, le 28/06/17

À M. le Recteur de l’académie de Versailles

Objet : épisode caniculaire de juin 2017

Monsieur le Recteur,

Suite à la semaine qui vient de s’écouler et qui a été marquée par la vague de canicule, vous avez dû constater comme nous que de nombreux incidents ont été à déplorer dans les établissements scolaires au niveau national. Les fortes chaleurs et le manque voire l’absence de moyens permettant de prendre en charge les enfants dans des conditions décentes ont provoqué chez beaucoup d’entre eux des maux de tête, saignements de nez voire malaises. Dans d’autres académies que la nôtre, des mesures ont été prises pour évacuer les établissements et permettre aux élèves de sortir de salles rendues irrespirables et donc inadaptées au travail.

Nous avons relevé qu’entre mardi 20 et jeudi 22 juin, dans l’académie de Versailles, les températures de certaines salles de classe dépassaient aisément les 30° et atteignaient parfois les 38°.

Nous vous rappelons que, d’après l’INRS, on peut considérer que les dangers pour la santé sont à craindre à partir de 28° pour les activités nomades et 30° pour les activités sédentaires. Laisser des enfants, mais aussi des personnels, travailler dans des salles sous de telles températures équivaut pour nous à une situation proche de la maltraitance, notamment pour un certain nombre d’élèves en période en fin de jeûne, mais également pour ceux scolarisés en PAI (handicap, maladie…)

Des chefs d’établissements ont été alertés de ces faits mais face à l’absence de consignes de votre part, ils n’ont pu prendre la responsabilité d’autoriser l’évacuation de leur établissement.

Nous regrettons cette absence de prévision et vous demandons de prendre à l’avenir des mesures permettant d’éviter de futurs drames et de donner la possibilité aux enfants ainsi qu’aux personnels d’évoluer dans des conditions minimales de sécurité et de bien-être.

Veuillez croire, Monsieur, en notre attachement au service public d’éducation.