Violences policières devant le lycée Simone de Beauvoir à Garges-lès-Gonesse

Violences policières devant le lycée Simone de Beauvoir à Garges-lès-Gonesse

Depuis quelques jours, des dizaines de lycées sont bloqués pour exiger la fin de la réforme du lycée, de la réforme de la voie professionnelle ainsi que de Parcoursup.

En pleine période confuse politiquement, les lycéens-lycéennes rejoignent le mouvement de ras-le-bol généralisé vis à vis des politiques mises en place par ce gouvernement comme par les gouvernements précédents. Ils-elles craignent pour leur avenir qui leur paraît toujours plus angoissant et précaire en tant qu’étudiant-e-s et futur-e-s travailleurs/euses.

Dans les différents blocages qui ont eu lieu sur les lycées, certains ont rapidement dégénéré entraînant des affrontements avec les forces de l’ordre. Mais le rapport de force entre lycéens et policiers est bien souvent très disproportionné et l’issue s’avère souvent tragique pour les lycéen-ne-s. En à peine trois jours de blocage, on dénombre des dizaines d’arrestations dans le Val d’Oise ainsi que des bléssé-e-s dont notamment un jeune gargeois qui a eu une joue arrachée suite à un tir tendu de flash-ball selon les premiers témoignages. Cette utilisation, si elle était confirmée, serait parfaitement illégale.

En France, l’utilisation du flash-ball entraîne régulièrement des séquelles à vie pour des manifestant-e-s et il devient fréquent de voir des lycé-ne-s calmes se faire gazer par des CRS.

  • Nous dénonçons cette utilisation disproportionnée de la violence qui ne vise qu’à réprimer les manifestations et les jeunes dont la colère et l’angoisse sont légitimes au vu des dernières réformes engagées.

  • Nous condamnons fermement les violences policières : Les lycéens doivent pouvoir venir au lycée et manifester sans craindre une répression dont rien ne justifie la violence.

  • Nous demandons que la justice enquête sur ces faits de violence et condamne les policiers lorsqu’ils-elles agissent en infraction.

  • Nous demandons le retrait des lois ayant entraînées ces manifestations.

  • Nous demandons également la fin des poursuites pour tou-te-s les lycéen-ne-s arrété-e-s.

Nous sommes solidaires des étudiant.e.s et lycéen.ne.s en lutte. Nous ne devons pas les laisser seul-e.s et nous devons, à leurs côtés, faire entendre nos revendications. Le gouvernement a commencé à reculer sur les augmentations de taxes mais on ne peut pas se satisfaire de cet effet d’annonce : cela fait trop longtemps que nous subissons, il est temps, maintenant, de repartir à l’offensive après des années de défaite. Nos droits sociaux ont été conquis dans des moments de très forte mobilisation, ils ne sont jamais sortis de nulle part.

Nous appelons donc dès aujourd’hui l’ensemble des personnels de l’éducation nationale à entrer dans l’action aux côtés des lycéen-ne-s et des étudiant-e-s et à construire un mouvement de grève générale reconductible. 50 ans après Mai 68, le camp des travailleurs et des travailleuses doit reprendre le chemin des conquêtes sociales.

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