Ça s’est passé dans le Val d’Oise Brèves locales: les « petits » succès de SUD Éducation 95

Ça s’est passé dans le Val d’Oise Brèves locales: les « petits » succès de SUD Éducation 95

Juste avant notre assemblée générale de janvier, l’équipe syndicale a été très occupée par la défense des personnels. Malheureusement, c’est souvent le cas : de tous les côtés du Val d’Oise, la hiérarchie fait des siennes et les agent.e.s, qu’ils soient enseignant.e.s, agent.e.s techniques, assistant.e.s d’éducation, etc. en font les frais. On constate d’ailleurs, sans surprise, que plus les contrats sont précaires, plus l’acharnement est important.

Cette fois, il s’agissait d’une assistante d’éducation. Celle-ci est sur deux établissements. Comme ça se fait dans ces cas-là, les principaux, par le biais des CPE, ont établi chacun un emploi du temps en faisant en sorte que les deux soient compatibles. Or, suite à un petit malentendu avec un chef, ce dernier l’a prise en grippe pour lui rendre la vie impossible. On était clairement sur un cas de harcèlement avec comme apogée, l’ordre de changer l’emploi du temps, soit-disant pour nécessité de service le mercredi. Évidemment, les emploi du temps n’étaient plus compatibles. Pour nous, il n’y a aucun doute : c’était clairement le but de la manœuvre. Après lui avoir expliqué qu’elle ne pouvait pas et devant ses refus de revenir sur sa décision, elle a donc eu des absences le mercredi. Rappelons que c’est illégal de faire cela : lorsqu’un agent.e est sur deux établissements, les chef.fe.s d’établissement doivent s’arranger entre eux pour que les services soient compatibles.
L’équipe syndicale de SUD Education 95, ayant été contactée par cette AED, s’est saisie de l’affaire pour faire valoir ses droits. Il a fallu envoyer plusieurs mails et plusieurs lettres recommandées en lui rappelant ses obligations de chef d’établissement et les droits de l’AED du point de vue juridique, en lui demandant d’agir avec humanité. Malgré cela, le chef d’établissement s’entêtait : il refusait de revenir sur sa décision et refusait même de rencontrer les membres de l’équipe. Puis, il a appelé l’AED en question pour lui dire qu’il faisait marche arrière. Tout s’est donc arrangé grâce à une pression de l’équipe syndicale même s’il ne l’a pas reconnu puisqu’il a toujours refusé de nous rencontrer. Un tel abus de pouvoir est inadmissible et nous resterons vigilant.e.s aux pratiques de ce chef d’établissement.

Un peu plus au Nord, à Fosses, c’est le droit syndical qui est bafoué ! Notons que nous connaissons bien cet établissement car la gestionnaire et son bras droit, une sorte de « contre-maître » n’en sont pas à leur coup d’essai. En effet, plusieurs agent.e.s de la région sont en arrêt longue maladie à cause du harcèlement subi. Cela va loin puisque une plainte a été déposée. Nous avons donc été appelé.e.s pour organiser des heures syndicales à destination des agent.e.s régionaux, quelque chose qui paraît simple car tout le monde sait que c’est un droit pour tout.e.s. Mais avec cette hiérarchie, rien n’est simple. La première fois, l’heure syndicale ne s’est pas tenue car les agent.e.s n’avaient pas demandé à y participer avec « le papier officiel ».
La deuxième fois, elle s’est tenue mais seul.e un.e agent.e sur deux ont pu y participer, les autres étant réquisitionné.e.s pour nécessité de service. Lors d’une troisième tentative, on nous a carrément refusé l’accès du lycée car « le conseil régional n’avait pas donné son accord ». Pour être sûr que nous ne puissions venir, un exercice incendie a même été prévu à l’heure où nous devions être là-bas.

Pourtant, devant ces attaques aux syndicats, nous avons alerté le conseil régional. Comme nous l’espérions, il nous a été répondu que nous avions raison, qu’il avait été rappelé à la gestionnaire de respecter les droits syndicaux et que, dès que nous échangions avec cette personne, pour demander une nouvelle heure syndicale par exemple, nous étions prié.e.s de mettre l’adresse mail du conseil régional en copie pour être sûr que les droits des agent.e.s soient respectés. Bien sûr, cela n’enlève rien aux attaques et au harcèlement que subissent les agent.e.s mais, dans une période où le droit syndical est de plus en plus difficile à faire appliquer, c’est pour nous une (petite) victoire d’avoir fait appliquer cette liberté syndicale.

Grâce à ces heures mensuelles d’informations syndicales, les agents pourront organiser une défense collective.