Brochure fédérale de la Fédération SUD Éducation février 2026
Agir syndicalement contre l’extrême droite pour l’école publique, ses personnels et ses élèves
Dans un contexte de montée des idées d’extrême droite, complaisamment relayées par des médias du milliardaire Bolloré, et aujourd’hui largement reprises par la droite et l’extrême centre, il apparaît plus que jamais nécessaire de s’outiller syndicalement pour lutter contre ces idées qui mettent en danger l’école publique, ses personnels et ses élèves.
Laisser l’extrême droite aux manettes de collectivités territoriales, ou après-demain à la tête de l’exécutif, serait un coup fatal porté contre l’école publique et nous renverrait plus de quatre-vingts ans en arrière quand l’école devait servir le projet vichyste de “Révolution nationale”.
Les projets éducatifs de l’extrême droite attaquent directement les personnels : attaques contre le statut de fonctionnaire, attaques contre les libertés pédagogiques, mise en concurrence des établissements et des enseignant·es ; mais aussi les élèves : tri social, embrigadement de la jeunesse, autoritarisme à tous les niveaux… sans parler du sort qui attend les élèves trans ou racisé·es. Les familles précaires, racisées, non hétéronormées, seront également les premières victimes d’une école sous la coupe d’un projet politique réactionnaire.
La mise au pas de l’école est une vieille obsession des extrêmes droites (3.1). Aujourd’hui les quelques mairies aux mains du RN ou des ses alliés servent de laboratoire (2.1) et nous rappellent que l’extrême droite ne renie jamais ses obsessions autoritaires, sécuritaires, sexistes et racistes lorsqu’elle arrive, même légalement, au pouvoir (2.2). Les prochaines échéances électorales, où le RN espère emporter de nombreuses villes (2.1), pourraient être un moment de bascule pour l’école publique et plus généralement pour les politiques à l’encontre des jeunesses. Les exemples ne manquent pas à l’étranger des effets concrets et directs des politiques d’extrême droite (2.5).
Si l’extrême droite n’est pas (encore !) au pouvoir, ses idées infusent de plus en plus et les signes d’un retour à un ordre moral réactionnaire sont partout présents. L’école n’échappe pas à cette atmosphère brune et c’est bien la célébration d’un ordre moral moisi, souvent avec l’argument ubuesque de protection de l’enfance, qui conduit les croisé·es anti-Évars (3.1) ou les milliardaires Stérin ou Bolloré (3.4 et 3.5) dans leurs offensives réactionnaires. Ces attaques visent à empêcher des projets pédagogiques et mettent des collègues en danger (4.1). Dans le supérieur, les mêmes offensives réactionnaires, avec là encore des méthodes importées notamment des États-Unis, (4.2) attaquent les libertés pédagogiques.
Contre le projet pédagogique promu par l’extrême droite (Espérance Banlieue, Excellence Ruralités), et aujourd’hui relayé et porté par la droite et l’extrême centre, qui sert les intérêts de classe, de la suprématie blanche et vise essentiellement à imposer une politique de séparatisme scolaire, de ségrégation raciale et la reconnaissance de l’enseignement privé, même hors contrat, au même titre que le public, nous avons à leur opposer, en tant que pédagogues, une pédagogie émancipatrice (4.3) et, en tant que syndicalistes, une résistance avec nos propres outils. Pour une école antiraciste, inclusive et émancipatrice, pas de combat syndical sans combat antifasciste !
Cette autodéfense populaire contre l’extrême droite, ses idées et ses méfaits a un nom, elle s’appelle l’antifascisme. Alors aujourd’hui portons haut cet étendard : antifascistes parce que syndicalistes, syndicalistes donc antifascistes !
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