
Texte issu de l’assemblée générale départementale qui s’est tenue au matin de la grève du 31 mars.
Une manifestation de plus de 200 personnes s’est ensuite dirigée vers et dans la DSDEN puis une audience intersyndicale a été reçue.
La mobilisation pour une école émancipatrice et inclusive continue !
Les personnels de l’Éducation Nationale du 95 réunis en Assemblée Générale intersyndicale départementale ce mardi 31/03, appellent à poursuivre la mobilisation l’après-midi du 31/03 par une manifestation à destination de la DSDEN 95 et à un rassemblement devant la DSDEN 95.
Nos revendications sont les suivantes :
- Pour les AESH, un vrai statut et une rémunération digne, qui rendent compte des difficultés de leurs missions et des compétences dont elles et ils font preuve au quotidien.
Reconnaissance de leur investissement professionnel et de leur expertise. Arrêt du mépris et de l’arbitraire hiérarchique, de la flexibilité et de la précarité. Les AESH ne sont pas des pions qui servent à gérer la pénurie. - Aucune fermeture de classes dans le 1er degré, aucune baisse de DHG dans le 2nd degré: la légère baisse démographique ne doit pas servir de prétexte à économie de moyens mais à baisse des effectifs pour améliorer les conditions de travail et d’étude de tou·te·s.
- Augmentation du point d’indice / Revalorisation de la grille salariale des AESH
- Pour un recrutement massif de personnels de vie scolaire.
- Pour une plus grande considération portée aux agent·e·s d’entretien et d’administration
- Pour une inclusion de qualité : nos élèves à besoins particuliers méritent mieux que de la poudre aux yeux ou du bricolage, au déploiement d’une doctrine néolibérale qui les assigne et les maltraite.
Nous exigeons pour tous nos élèves les conditions optimales qui leur assurent un avenir optimiste. Ils et elles ne sont pas assigné·e·s à des déterminismes sociaux. L’école doit viser à leur émancipation. Cela passe par :
→ des moyens matériels à hauteur des besoins : salles de ressourcement, équipements en nombre et de qualité dans les écoles, réouverture de structures spécialisées en lien avec le milieu ordinaire…
→ des moyens humains nouveaux dans les écoles, avec des postes spécialisés, des personnels reconnus et formés : éducateur·trice·s spécialisé·e·s, orthophonistes, psychomotrien·ne·s, psychologues clinicien·ne·s, mais aussi médecins scolaires et infirmier·e·s, assistant·e·s sociaux·le.
Nous n’avons pas besoin de DAP-PMS, de Pial, de PAS, de conseiller·ère pédagogique, détourné·e·s par le management, mais de professionnel·le·s qui agissent chaque jour avec les enfants et les jeunes.
- Abrogation du plan « 800 collèges » : les difficultés sociales des élèves doivent être prises en compte dans l’attribution des moyens. N’envisager les attributions de moyens qu’en fonction des résultats scolaires est injuste et participe d’une politique déterministe. Nous refusons les injonctions pédagogiques de personnels hors-sol.
- Abrogation du Parcours en Y en lycée pro : nos élèves ne sont pas de la chair à patron.
- Abrogation de Parcours Sup : Le mal-être des jeunes est une réalité inquiétante. Stop à la pression installée par Parcoursup. Nos élèves ne sont pas des chevaux de concours mais des individus dont la santé mentale est en jeu.
- Abrogation des évaluations nationales et évaluations d’écoles et d’établissement, qui amplifient la compétition scolaire, la concurrence et la maltraitance institutionnelle.
- Stop aux effectifs pléthoriques en lycée général : 20 élèves par classe au maximum dans le 1er degré et en collège, 25 en lycée, pour une prise en compte réelle de chacun d’eux !
- Une meilleure articulation avec les services de santé, pour une prise en charge optimale des élèves à besoins particuliers, pour la santé mentale et physique des enfants, des jeunes, des parents et des personnels.
- Stop à la militarisation !
- Mise à contribution des plus riches !
Les personnels mobilisés exigent satisfaction de leurs revendications et continueront de se mobiliser dans cette perspective. Ils réfléchissent aux suites à donner, notamment dans l’articulation nécessaire avec la jeunesse et dans le soutien quotidien, effectif, aux AESH.
Ils appellent à se réunir partout, dans les écoles et établissements, à tenir des Assemblées Générales avant les vacances en lien avec les parents d’élèves, à paticiper à toutes les mobilisations à venir et à construire.