Mardi 9 juin, nous avons tourné dans les écoles de Argenteuil et Bezons pour annoncer la RIS du 19 juin pour les AESH du premier degré. Et nous avons participé à la grève et au rassemblement intersyndical à Paris pour les droits des AESH.
Nous sommes réunis aujourd’hui pour défendre un principe fondamental : celui d’une école inclusive de qualité, respectueuse des élèves en situation de handicap et respectueuse des professionnels qui les accompagnent au quotidien.
Les AESH sont devenus indispensables au fonctionnement de l’École de la République.
Chaque jour, dans les classes, elles et ils accompagnent les élèves, facilitent les apprentissages, favorisent l’autonomie, rassurent les familles et soutiennent les équipes éducatives.
Pourtant, malgré ce rôle essentiel, les AESH restent parmi les personnels les plus précaires de l’Éducation nationale.
Comment accepter qu’un métier aussi indispensable soit encore marqué par des salaires insuffisants, des temps partiels imposés, des contrats précaires et un manque de reconnaissance professionnelle ?
Comment accepter que celles et ceux qui permettent l’inclusion soient eux-mêmes exclus de la reconnaissance qu’ils méritent ?
Aujourd’hui, nous sommes en grève parce que nous refusons cette situation.
Nos revendications sont simples, justes et légitimes :
• La création d’un véritable statut de fonctionnaire pour les AESH.
• Une augmentation significative des salaires.
• La possibilité d’accéder à un temps complet pour celles et ceux qui le souhaitent.
• Une formation initiale et continue de qualité.
• Le recrutement massif d’AESH afin de répondre aux besoins réels des élèves.
• L’amélioration des conditions de travail et la reconnaissance de notre expertise professionnelle.
Mais nous sommes également mobilisés contre des réformes qui dégradent l’accompagnement des élèves.
Nous le disons clairement :
Nous ne voulons ni des PIAL, ni des PAS (Pôle d’appui à la scolarité)
Les PIAL ont transformé l’accompagnement humain en gestion administrative.
Les AESH sont déplacés d’un établissement à l’autre, d’un élève à l’autre, parfois au dernier moment, sans tenir compte des besoins des enfants ni des réalités du terrain.
Cette logique de mutualisation excessive conduit à une baisse de la qualité de l’accompagnement et à une dégradation des conditions de travail.
Aujourd’hui, avec les PAS, nous craignons la poursuite de cette même logique.
Nous refusons que l’inclusion scolaire soit guidée par des impératifs budgétaires plutôt que par l’intérêt des enfants.
Nous refusons une école où l’on réduit les moyens humains alors que les besoins augmentent.
Nous refusons que les AESH deviennent une variable d’ajustement dans les politiques éducatives.
L’inclusion ne doit pas être un slogan.
L’inclusion doit être un engagement concret.
Une véritable inclusion nécessite des moyens, des personnels formés, des effectifs suffisants et un accompagnement stable.
Nous sommes ici pour rappeler que derrière chaque AESH, il y a un professionnel engagé.
Derrière chaque élève accompagné, il y a une famille qui espère.
Derrière chaque revendication, il y a une exigence de justice et d’égalité.
Nous appelons le gouvernement à entendre enfin les personnels, les familles et les associations.
Nous demandons des actes.
Nous demandons des moyens.
Nous demandons du respect.
Parce qu’il ne peut y avoir d’école inclusive sans AESH reconnus, formés et correctement rémunérés.
Parce qu’il ne peut y avoir d’égalité des chances sans accompagnement adapté.
Parce qu’il ne peut y avoir de République forte lorsque les plus fragiles sont les premiers oubliés.
Aujourd’hui, nous faisons entendre notre voix.
Et nous continuerons à nous mobiliser tant que nos revendications ne seront pas entendues.
Et vive le combat des AESH.


