Ce matin, vendredi 25 septembre, des élèves du lycée Évariste Galois se sont rassemblé·es sur le parvis de l’établissement pour faire entendre leurs revendications.
Nous partageons notamment celles qui résultent du manque de moyens accordés à l’Éducation Nationale.
Comment accepter une seule infirmière pour 1500 élèves à l’heure où la santé mentale des jeunes est brandie, à juste titre, comme cause nationale sans aucun moyen accordé?
Comment accepter de n’avoir qu’un seul professeur-documentaliste pour donner aux élèves l’accès à la culture qu’ils sont en droit de revendiquer ?
Nous sommes sensibles à cette impression exprimée par les élèves d’être laissé·es pour compte, abandonné·es par l’institution.
Comment peut-il en être autrement quand les élèves en situation de handicap n’ont pas les heures d’accompagnement que la MDPH leur prescrit ?
Comment peuvent-ils avoir le sentiment que l’on se préoccupe réellement d’eux et de leur réussite dans des classes aux effectifs surbookés, surchargés, où il manque parfois chaise et table, poste d’atelier pour accueillir les derniers ? Et quand la rentrée s’effectue sans la totalité des postes d’enseignants pourvus ou remplacés ?
Comment admettre que les élèves de la voie professionnelle ne reçoivent pas le paiement qui leur est dû à l’issue de leur stage dans des délais raisonnables ? Est-ce pour les habituer à un cadre de plus en plus déréglementé pour les salariés ?
Nous, sections CGT Educ’action, SNETAA-FO, SUD Education soutenons nos élèves dans leurs tentatives pour faire entendre leurs voix et appelons l’ensemble des personnels de l’Education à soutenir les élèves dans leurs revendications et s’opposer à la répression dont de nombreux lycéens font l’objet.
La mobilisation du 29/09 doit être aussi le moyen d’exprimer notre solidarité et de donner écho à nos revendications communes.